RSS

Archive for the ‘cause sociale’ Category

sans-titre7

Je connaissais à Paris le restaurant/bar « Dans le noir » où comme son nom l’indique vous dégustez votre repas plongé dans le noir plus total et servi par du personnel non voyant, les seuls à pouvoir se diriger à l’intérieur. Bizarrement ce concept axé sur le sensoriel n’a pas fait tant d’émules que cela mais ceci est en train de changer car une tendance de plus en plus forte s’opère sur le marketing des sens. A Lisbonne une agence propose de découvrir la ville les yeux bandés.

L’idée :
Développé par l’agence Cabracega (colin-maillard en portugais), le programme Lisboa Sensorial organise des randonnés dans Lisbonne les yeux bandés.

Comment ?
Les excursions ont lieu dans l’Alfama qui est le plus ancien quartier de Lisbonne, ce quartier ayant été choisi par les organisateurs pour son côté vivant et intimiste à la fois. Après avoir eu les yeux bandés, les participants sont dirigés dans les rues de l’Alfama par un guide aveugle issu de l’association portugaise pour les malvoyants et ayant surtout une connaissance historique de la région. Par groupes de deux, ils déambulent agrippés au bras d’un guide voyant qui les prévient de chaque obstacle.
Au cours de la visite les participants sont amenés à reconnaître l’environnement qui les entoure, à ressentir les odeurs de la ville, du marché, des commerces, à toucher les pierres, les arbres ou les linges accrochés et séchant au soleil. A la fin de la visite, les promeneurs sont invités à revenir sur leur parcours et redécouvrir ce qu’ils avaient senti, vu, touché ou goûté.

Pourquoi ?
Cabracega explique que ce projet a deux objectifs principaux : premièrement d’offrir aux participants une nouvelle expérience sensorielle de leur environnement par la stimulation de tous les sens sauf celui de la vue. Deuxièmement, ils visent à donner conscience aux participants de la condition des non voyants mais d’une manière positive.

La visite vous en coûtera 20€ par personne et la totalité est reversée à l’ACAPO. Si le désire vous en dit, vous pouvez vous aussi adapter cette idée à votre ville, Paris bien évidemment, mais toutes les autres villes de France ayant un potentiel touristique sont susceptibles d’accueillir ce type de visite.

-    originalité : 5/5
-    utilité : 4,5/5
-    évolution : 4/5
-    rentabilité à long terme : 2/5
-    investissement : 4,5/5

Note finale idéebiz : 4/5

siteweb: cabracega

sources: handicap.fr, springwise.com

Partager cet article:
  • Print
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • LinkedIn
  • Live
  • PDF
  • email
  • MySpace
  • RSS
  • FriendFeed
  • Netvibes
  • Wikio
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Posterous
  • Twitter

sans-titre1

L’idée
L’agence de publicité canadienne Taxi a développé une veste qui doit ses propriétés isolantes aux vieux journaux.

Comment ?
Initialement destinée aux sans abris qui au Canada font face à des températures pouvant allées jusqu’à -30° l’hiver, l’agence canadienne Taxi a développé la veste 15 Below. Cette veste distribuée aux sans abris par l’armée du salut offre plusieurs fonctionnalités : isotherme et légère, les manteaux sont faits d’Aquamax, un tissu de grande qualité, à l’épreuve du vent et des pluies diluviennes. Pour faire face au froid, la veste propose de nombreuses poches destinées à être remplies par du papier journal : une fois truffées de vieilles gazettes, les vestes 15 Below deviennent d’efficaces manteaux d’hiver, en effet le papier journal offrirait l’avantage d’être un excellent isolant. Une fois remplie, la veste canadienne crée par le designer Lida Baday, ressemble à un manteau d’hiver, tout ce qu’il y a de plus normal, évitant la stigmatisation de ses utilisateurs. Pendant les mois d’été, la veste peut être vidée et utilisée comme un imperméable et repliée dans un sac à dos pour être transportée.

Pourquoi ?
Il s’agit à première vue d’un projet altruiste, mais le rapprochement avec l’initiateur du projet, une agence de pub, peut faire émerger certaines allusions immorales. De l’auto promotion sur le dos des sans abris, publicités scandaleuses sur support clochard pourrait-on entendre. Taxi inaugure sans doute un nouveau concept de branding ou comment faire cohabiter la marque et la cause. Voici un coup médiatique qui leur assure une visibilité mais surtout une image de marque plus que positive. Pour Yves Blain le directeur de l’agence, il n’y a pas de controverse :

« Il y a un côté cynique à appeler ça une mode. Je le dis bien candidement et on peut le croire ou non, mais chez TAXI, nous n’avons pas ce cynisme-là. Il y a vraiment une intention d’aider.

Malgré toute la volonté du monde il m’est difficile de penser que ce geste soit totalement désintéressé, s’ils avaient voulu faire un geste, ils l’auraient fait de manière anonyme pour éviter toute polémique. Mais je ne peux qu’applaudir malgré tout l’initiative qui sonne comme une forme d’implication sociale.

siteweb: 15belowTaxi

Source: voir.ca

Partager cet article:
  • Print
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • LinkedIn
  • Live
  • PDF
  • email
  • MySpace
  • RSS
  • FriendFeed
  • Netvibes
  • Wikio
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Posterous
  • Twitter

image-12

40% de la population mondiale, soit 3 milliards d’humains n’ont pas accès régulièrement à des toilettes personnelles. Ajoutez à cela le fait qu’un enfant meurt toutes les 15 secondes de la contamination de l’eau, et il n’est pas difficile de comprendre ce qui a motivé les créateurs du sac Peepoo.
Un des objectifs des nations unis pour ce début de siècle, est de réduire de moitié d’ici 2015 la proportion de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable et d’assainissement, mais jusqu’à présent, les progrès sont minimes.

L’idée:
Le suédois Peepoople créé le sac Peepoo, une sorte de sanitaire personnel portable et à faible coût pour de nombreuses personnes qui n’y ont pas accès.

Comment ?
Conçu pour être utilisé assis, accroupi ou debout, et à usage unique, ce sac en plastique biodégradable (14x38cm) est tapissé d’une gaze imprégnée d’urée qui désinfecte les déchets. Les contenants empêchent toutes propagations d’odeurs pendant au moins 24 heures et sont sans danger quant à l’enfouissement souterrain.

Là où l’idée devient ingénieuse, c’est que dans un délai de deux à quatre semaines après l’utilisation, leur contenu se transforme en engrais de haute qualité. L’engrais, il faut le souligner est assez rare dans certaines régions du globe, en Afrique notamment.

Pourquoi ?
Ce sac offre deux caractéristiques:

Il permet d’assainir en peu de temps les excréments humains, c’est un outil de prévention contre la contamination des matières fécales polluant l’environnement global.  Un minimum de matériel pour un maximum d’hygiène.

En Afrique, le manque d’engrais, trop rares et trop chers, contraint les paysans à exploiter leurs terres au-delà de leur capacité de régénération, lessivant les substances nutritives des sols. Ce sac qui se transforme dans un délai maximum de 4 semaines en engrais peut devenir une source de revenu et d’enrichissement pour l’ensemble d’un village

Après avoir été expérimenté sur le terrain l’année dernière, au Kenya et en Inde, le sac Peepoo rentrera en production cet été. Je vous invite vivement à cliquer sur le lien de peepoople ci-dessous.

siteweb: peepoople

Partager cet article:
  • Print
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • LinkedIn
  • Live
  • PDF
  • email
  • MySpace
  • RSS
  • FriendFeed
  • Netvibes
  • Wikio
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Posterous
  • Twitter
4 < >juin 2009

Les sanitaires à usage unique qui se transforme en engrais

Author: Romain Pignoux | Filed under: cause sociale, Ecologie
« Navigation