Pour adapter une idée de business venue de l’étranger à notre pays, il ne suffit pas de la trouver génial ou d’en être simplement séduit, ce qu’il faut regarder d’abord c’est l’adaptation culturelle. Avec QkR c’est la première réflexion que je me suis faite. J’ai trouvé l’idée “AWESOME” mais je n’imagine même pas la possibilité de la voir débarquer en France.
L’idée: QkR est une application mobile de QR code (pas besoin d’expliquer) qui permet de commander boissons et nourritures depuis son siège de cinéma.
Comment ?
QkR, prononcez quicker a été développé par Mastercard, la chaîne de cinéma Hoyts et la banque Commonwealth, spécialement pour le marché australien. Pour commander, l’utilisateur prend en photo le QR code situé sur son accoudoir. De là il accède à toute l’étendu du menu affiché sur son smartphone, choisi, confirme et paye son repas. Le plat et les boissons sont directement livrés à son siège par un employé du cinéma. Je vous laisse regarder ci-dessous la vidéo de démonstration. Vous comprendrez aisément qu’il ne s’agit pas d’une simple commande de popcorn ou d’un paquet de MM’s…
Pourquoi ?
Pour répondre à mon introduction, je pense qu’il n’est pas dans les habitudes des français d’être dérangés durant le visionnage d’un film, déjà que je n’ose jamais trop bouger durant une diffusion de peur de me prendre une réflexion. Deuxièmement je rapprocherai plus la culture australienne à celle américaine (et je sais de quoi je parle). Les australiens mangent à différentes heures et souvent en quantité ou plutôt en volume, la vidéo le montre bien, frites et nuggets de poulet c’est un peu différent du paquet de chips, d’autant plus que la vendeuse ambulante dans les salles de cinémas n’existe plus, peut être aussi pour s’éviter de faire le ménage après un sol joncher de canettes, paquets vides, cartons ou papiers, parce que oui, j’oubliais de le dire, les australiens sont un peu plus disciplinés que nous. Non vraiment ça ne marchera pas chez nous.
Néanmoins, ceux qui le QR code n’étaient qu’une technologie ringarde, ont la preuve que différentes utilisations innovantes sont possibles.
Difficile pour un entrepreneur d’obtenir des fonds pour sa création autrement que par un banquier, du moins dans un premier temps. Dans la continuité du crowdsourcing où les gens sont mis à contribution pour développer une idée, un produit, il était normal que l’on parle un jour du crowdfunding.
L’idée : 33needs est une plateforme permettant aux petites et moyennes entreprises de lever des fonds de la part de la masse populaire.
Comment ?
Pour obtenir ces fonds les entrepreneurs doivent s’inscrire sur la plateforme, fournir leurs informations et diffuser une courte vidéo de leur projet. S’ils sont sélectionnés, ils peuvent choisir entre une période de 30 ou 60 jours pour lever la somme nécessaire demandée.
Si les fonds sont réunis à temps, ils seront investis dans la société moins la commission de 5% pour 33needs. En cas d’échec le transfert est annulé et sans commission.
Même si je n’en connais pas les modalités, le site offre bien un revenu partagé pour les investisseurs en fonction de leurs apports.
Pourquoi ?
Déjà 700 entrepreneurs aux états unis ont apportés leur candidature.
Avec 33needs, n’importe qui, vous, moi, peut décider de devenir investisseur, à son niveau et avoir en quelques sortes un impact social.
Ce type de plate forme peut-il exister en France ? A coup sûre oui ! Néanmoins n’existe t-il pas une législation qui pourrait l’en empêcher ? A voir.
Jeter un œil à cette petite vidéo ici, elle mérite le détour.
- originalité: 5/5
- utilité: 5/5
- niveau de technicité : 3/5
- rentabilité à long terme: 5/5
- potentiel d’évolution: 5/5
- coup de cœur: 5/5
Je parlais il y a quelques jours d’un site internet rémunérant des petits jobs pour 5$, the Krypt, je viens d’apprendre qu’il existe une version française réalisée sur le même modèle (à moins que ça ne soit le modèle français qui ait été copié). Bref continuons sur ce principe de prix unique avec cette fois-ci twentymall.com où vous l’aurez compris vingt est le maître mot.
L’idée : Twentymall.com est une nouvelle plateforme où tous les produits proposés coûtent le même prix, soit 20$.
Comment ?
Comme à la manière d’eBay, le boncoin priceminister et autres sites star du e-business, les objets sont insérés en ligne via l’utilisateur sans frais d’insertion. Il n’y a pas de limites d’objets et jusqu’ici rien ne diffère twentymall de la concurrence jusque dans le fonctionnement. Là où la différence se fera, réside dans le prix : tout est à 20$ (et vous n’avez pas le choix) ce qui vous épargnera de toutes négociations, enchères ou estimation approximative.
J’ignore les modalités du business modèle, mais j’imagine que le site s’octroie un pourcentage sur chaque transaction.
Pourquoi ?
Le visiteur du site sait au moins où il met les pieds. Il ne risquera pas de trouver des produits moins ou plus chers qu’il n’aurait espéré puisqu’il sait que tout est à 20$. Néanmoins avec ce principe le choix des objets s’en retrouve restreint, j’imagine mal trouver une chaîne hifi (sauf d’occasion) des vêtements de marque ou du matériel électronique etc. Vous risquerez de trouvez quelques vieilles babioles sans grand valeur ou des objets fonctionnels. Une sorte de tout à 10 balles online.
- originalité: 5/5
- utilité: 5/5
- niveau de technicité : 4/5
- rentabilité à long terme: 3/5
- potentiel d’évolution: 4/5
- coup de cœur: 5/5
Qu’on se le dise, posséder un portefeuille va devenir un jour complètement désuet. J’imaginais lors d’un précèdent article l’application mobile permettant d’afficher vos papiers d’identité, cette fois-ci je vous parle de concret avec l’entreprise Cimbal qui fera de votre terminal mobile votre nouveau portefeuille, je m’explique :
L’idée : Cimbal est une application mobile vous permettant de payer avec votre téléphone.
Comment ?
En liant votre compte bancaire à l’application. Ceci peut être embêtant et vous vous posez naturellement la question de la sécurité, ce qui est légitime. Les créateurs de Cimbal ont pensé à la question et proposent selon leurs dires une solution totalement sécurisée. Comment cela marche ?
Pour chaque transaction, Cimbal va générer un petit tag, une sorte de code barre, qui sera scanné pour l’authentification. Si celle-ci échoue, la transaction n’aura pas lieu. Si tout ceci ne vous semble pas clair je vous laisse regarder la vidéo démo ici.
L’application Cimbal est gratuite et uniquement disponible pour les utilisateurs iPhone et américains. Les commerçant souhaitant s’équiper de la technologie Cimbal peuvent prendre contact directement avec la société.
Pourquoi ?
Nos portefeuilles ont encore un avenir à moyen terme, mais progressivement des technologies comme celle de Cimbal devraient progressivement prendre le pas. D’autant plus que les transactions se font instantanément et elles sont surtout sécurisées. On attend donc une généralisation à d’autres smartphones.
- originalité: 5/5
- utilité: 5/5
- niveau de technicité : 1/5
- potentiel d’évolution: 5/5
- rentabilité à long terme : 5/5
- coup de coeur: 5/5
Un site de rencontre entre hommes et femmes, entre chiens, entre partisans de la droite et maintenant entre associés ou fondateurs. Site de rencontre, le terme est un peu léger, nous dirons plutôt une sorte de base de données de fondateurs potentiels. Foundrs.com répond au problème de l’isolement de certains entrepreneurs qui n’ont pas la chance d’avoir dans leur réseau quelqu’un avec qui il serait susceptible de s’associer.
L’idée : Foundrs.com est un site internet où chaque entrepreneur peut rencontrer un futur associé pour monter à bien son projet ou futur projet.
Comment ?
Commencez d’abord à vous inscrire sur le site (aussi avec l’aide de vos identifiants facebook), entrez le nom de votre idée et cette dernière sera virtuellement sécurisée et protégée (je ne sais pas si cela a vraiment une valeur légale, mais bon). A vous ensuite d’éditer quels sont les autres associés (s’il y en a) et vous pouvez aussi éditer le capital et sa répartition. Valider et votre site est virtuellement lancé. Si quelqu’un souhaite vous rejoindre, il deviendra votre associé en vous contactant directement. A partir de là vous ne serez plus qu’à une étape pour monter votre entreprise, il ne restera plus qu’à remplir les formalités juridiques. Finalement en parcourant foundrs, je réalise qu’il s’agit plus d’une plateforme pour mettre en place et fixer l’équipe qui lancera l’entreprise.
Pourquoi ?
Beaucoup d’amitiés se sont retrouvés brisé par une tentative de création d’entreprise réussie ou surtout qui a échouée. Avec le système de foundrs toutes les modalités ont été clairement établies et fixées dans des termes clairs.
La Poste se lance dans le e commerce et ça va se savoir. Il pourrait peut être s’agir là d’un petite révolution, car après la distribution de commerce et le service bancaire , l’ex PTT ajoute une 3ème corde à son arc, celle du web marketing.
L’idée :
Avec La Box e-commerce, La Poste propose une solution simple et intégrée permettant de créer son site Internet, marchand ou non.
Comment ?
Deux formules vont être proposées au choix aux clients. Une offre marchande dite boutique à 39,90€ HT/mois pour celles et ceux souhaitant vendre leurs produits ou service en lignes. Et une offre dite vitrine à 16,9€ HT/mois, pour se faire connaître sur la toile, présenter et mettre en valeur les activités de l’entreprise.
La Poste propose donc deux formules clés en main pour gérer son image ou la vente marchande avec un système personnalisé, une adresse internet et une présentation personnalisée. L’entreprise postale n’est pas la première à se lancer sur ce marché mais son aura ainsi que l’offre marketing proposée, très ingénieuse devrait assurer à la Box e-commerce un certain succès. D’autant plus que cette box affiche des partenariats intéressants, surtout si vous souhaitez vendre. Je vous cite quelques-uns parmi les plus prestigieux : Google AdWords pour votre promotion en ligne, une offre découverte sur le site de comparaison Kelkoo, gérer votre entreprise grâce aux logiciels de gestion Comptanoo à destination des entrepreneurs, l’encaissement via l’outil de paiement en ligne Paypal et vous bénéficierez aussi de toute la compétence de La Poste en matière de livraison via ses différentes filiales.
Il est important de préciser aussi que La Poste a pensé aux novices ou ceux démarrant tout à zéro, avec le pack optionnel amaplace pour réaliser votre logo, votre habillage ou même votre site complet. Afin d’illustrer mes propos, je vous laisse découvrir ci-dessous quelques sites originaux réalisés avec l’offre Box e-commerce :
La poste poursuit sa politique de diversification avec succès. Autrefois dernier maillon avec son service de livraison des différents circuits proposés par eBay ou Priceminister, La Poste bénéficiais déjà, involontairement, du boom du e-commerce. Avec cette offre s’adressant aux professionnels (artisans, petits commerçants, auto-entrepreneurs,TPE etc.), La Poste s’affiche désormais comme un acteur actif de la chaine du e-commerce.
Pour finir, je me dois de vous préciser que pour son lancement, la poste a mis en place une offre promotionnelle. Vous n’avez donc plus qu’un mois pour bénéficiez de 6 mois offerts pour un abonnement annuel sur les offres vitrine passant à 8,45€ HT/mois et boutique s’affichant à 19,95 HT/moi
Même si vous n’avez pas un rond dans votre porte monnaie, vous n’aurez même pas cette excuse pour ne pas laisser un pourboire au serveur, groom, valet de chambre ainsi qu’à tous les autres corps de métier qui vous auront rendu service lors de votre voyage. Avis à tous les pingres, il va falloir trouver une autre excuse.
L’idée : Avec Where’s My Tip, les clients rémunérèrent gracieusement le personnel via internet et un service de paiement en ligne.
Comment ?
Les utilisateurs du service distribuent une carte avec leurs coordonnées au personnel, les invitant à se connecter sur le site Where’s My Tip. Ces derniers remplissent une demande de tip (pourboire en anglais) et aux clients ensuite de les rémunérer à leur guise via paypal ou leur carte de crédit.
Pourquoi ?
Doit-on voir dans cette démarche une manière de dégager pour le client la gêne occasionnée lorsque celui-ci n’a ni argent ni la volonté de donner un tip ? Parce qu’une fois rentré chez lui, absolument rien ne l’oblige à distribuer le moindre centime pour une porte ouverte ou un bagage transporté. Rappelons que ce site est américain et que là bas, ne rien laisser est très mal vu. Néanmoins si le client respecte ses engagements, il s’agit là d’une bonne initiative.
En matière de mode, la mode est à la customisation et à la création personnalisée : création de robes, de sacs à main et désormais de leurs propres chaussures à talons.
L’idée : Dream Heels est un site qui permet à ses utilisatrices de créer un design pour des chaussures à talons et gagner de l’argent et récupérer les crédits nécessaires pour leurs créations.
Comment ?
Dreamheels.com est un site communautaire où les membres sont invités à soumettre leurs propres créations afin que les autres utilisatrices puissent voter. Chaque mois le site dreamheels.com organise un concours où la gagnante, une seule par mois, recevra 250$ en espèce, 250$ en bons d’achat et 0,50$ pour chaque paire vendue dans une limite de 1500$. Les dessins sont réalisés sur un modèle standardisé et doivent être réalisés sous PhotoShop ou Illustrator.
La boutique en ligne de Dream Heels n’a pas encore été lancée, le site vient d’être mis en service il y a 2 mois, le prix des chaussures n’a donc pas été annoncé.
Pourquoi ?
Le site cherche aussi des revendeurs susceptible de vendre les chaussures Dream Heels créent par les créatrices-fashionistas. Avec ce concept nous sommes dans le crowdsourcing adapté à l’industrie de la mode. Le site utilise ainsi l’intelligence et le savoir-faire des internautes et ce à moindre coût.
- originalité: 5/5
- utilité: 4/5
- niveau de technicité : 3/5
- rentabilité à long terme : 4/5
- investissements : 4/5
- potentiel d’évolution: 4/5
Lors de l’achat d’un produit X ou Y et surtout pour les produits electroniques, il y a toujours ceux qui font confiance en le vendeur mais il y a surtout ceux qui s’imaginent (souvent à raison) en connaitre plus que le vendeur lui même. Difficile pour ces derniers d’être compètent aussi bien dans la vente d’un appareil photo que dans une machine à laver. Alors à qui peut-on vraiment d’adresser? iScoper?
L’idée: iScoper est un moteur de recherché qui vous suggèrera le meilleur produit en fonction des critères et des questions qui vous auront été poses.
Comment?
En fonction de la catégorie choisie, les questions diffèreront du tout au tout. Par exemple si vous désirez l’achat d’une camera numérique, il vous sera poser la question tel que “quelle sera l’utilisation principale de ce produit? Et lorsque vous selectionnerais la catégorie “lecteur MP3”, on vous demandera par exemple le nombre de chansons que vous souhaiteriez stocker.
Le service est pratique et totalement entouré par un glossaire fourni afin de vous assurer de toujours selectionner le bon produit dans les meilleurs circonstances.
Pourquoi?
IScoper a donc la prétention de selectionner pour vous le produit qui vous correspondra au plus juste grâce notamment à des questions précises, portant sur vos habitudes de consommation. Néanmoins l’acte d’achat est aussi et souvent guidé par des intentions et des critères que la raison et la logique ne peuvent qu’ignorer.
- originalité: 4/5
- utilité: 4/5
- niveau de technicité : 3/5
- rentabilité à long terme : 2/5
- potentiel d’évolution: 4/5
Le paiement par carte de crédit est sans aucun doute le moyen de paiement le plus facile et le plus rédhibitoire pour tout entrepreneur : si ce dernier ne l’accepte pas cela peut devenir problématique.
L’idée : Square permet aux propriétaires de petites entreprises d’accepter les paiements par carte de crédit immédiatement sans frais de fonctionnement.
Comment ?
Cofondé par Jim McKelvey et le fondateur de twitter Jack Dorsey, Square est d’abord une application mobile et un petit dispositif en plastique se branchant sur l’entrée audio de votre téléphone et permettant la lecture des cartes. Avec ce procédé, les utilisateurs ne souscrivent à aucun contrat, ne paient pas de matériel coûteux ni de frais mensuels ou de coûts cachés.
A leur tour, les clients reçoivent les reçus par email sur leur ordinateur ou téléphone, en y accédant en toute sécurité en ligne.
Pour le moment en version bêta, Square sera largement diffusé au début de l’année 2010. Les lecteurs de carte seront probablement gratuits tandis que l’application devrait couter 1$.
Pourquoi?
Avec ce système, l’entreprise démocratise le paiement par carte de crédit et l’élargi au petits commerçants et entrepreneurs. Il reste néanmoins difficile pour l’entreprise de faire des bénéfices.
- originalité: 5/5
- utilité: 5/5
- coup de coeur: 5/5
- rentabilité à long terme : 2/5
- potentiel d’évolution: 5/5